lundi 5 décembre 2022

Catherine François, mannequin sénior

Catherine François est une mannequin sénior de 67 ans qui a su trouver sa place dans le milieu impitoyable de la mode, les créateurs s'ouvrant de plus en plus à la diversité. En quelques années, elle a eu la chance de défiler dans des lieux prestigieux à Paris, Lyon, Genève, Cannes.. et de rencontrer de nombreuses personnalités.

Présentez-vous en quelques mots ?
On dit que je suis une femme élégante, discrète et réservée au caractère bien affirmé… C’est vrai. Lorsque l’on est maman de 3 grands enfants, mamy de 4 petits-enfants et mariée depuis bientôt 48 ans, du caractère … il en faut.

Comment avez-vous débuté dans la mode ?
Etant à l’origine secrétaire de direction dans la fonction publique et âgée à ce jour de 67 ans, rien ne me prédestinait à me lancer dans le mannequinat. Un jour, à 50 ans, j’ai accepté de faire un défilé pour rendre service à une amie qui avait une boutique de vêtements et ma vie a changé. L’Association des Commerçants de sa ville voulait créer un événement qui se voulait grandiose. Ce fut un véritable succès et il fut bien évidemment reconduit les années suivantes.

« L’élégance et la beauté n’ont pas de date de péremption »

Qu’est-ce qui vous intéresse dans ce milieu ?
Etant très coquette, j’ai toujours aimé m’habiller, porter des choses originales et féminines. Ma mère étant couturière, j’ai eu la chance d’avoir de beaux vêtements et surtout des modèles uniques et à mon goût. Donc les défilés de mode sont l’occasion de découvrir des créateurs, d’admirer leur style et de porter leurs créations originales. Chacun ayant une approche différente de son art.

Quel est votre meilleur souvenir ?
Je n’ai que de très bons souvenirs. Mais je pense que le meilleur a été lorsque le créateur Renaud AIVALIOTIS m’a choisi en tant que « sénior » pour participer à un concours lors de la Fashion Week à Strasbourg en 2013 et qu’il a remporté le 1er prix du savoir-faire.
Un autre souvenir marquant…lorsque j’ai été choisie en 2015 lors d’un casting à Paris. C’était la 1ère fois que l’organisatrice choisissait une « sénior » dans son équipe. Mon premier grand défilé eu lieu à l’Impérial Palace Hôtel à Annecy. Une trentaine de mannequins, autant de créateurs nationaux et internationaux étaient présents : 4 jours d’effervescence et plus de 500 personnalités triées sur le volet pour assister aux défilés. Au cours des 5 années qui ont suivi, j’ai défilé à Paris, Lyon, Genève, et surtout Cannes pendant le Festival.

Quel est votre pire souvenir ?
Je n’ai pas de pire souvenir, peut-être un seul regret, ce sont les quelques critiques et moqueries du genre « mais que vient donc faire cette mamy sur un podium, qu’elle laisse sa place aux jeunes » Je pense que c’était surtout de la jalousie. Dans ce milieu c’est normal, le monde est ainsi fait…

Quels sont les aspects positifs du métier ?
J’ai eu l’occasion de sillonner la France, de faire de belles rencontres (acteurs, producteurs, stars du show-biz, artistes, personnages royaux) et défiler dans des lieux prestigieux, c’était magique !

Quels sont les aspects négatifs du métier ?
Métier ou passion difficile, car on essuie beaucoup de refus et les arnaques sont monnaie courante. Il faut être très vigilant.
Et il faut toujours être au mieux de sa forme, avoir une bonne résistance physique. De la patience aussi, car il faut rester des heures à attendre en coulisses pour se faire coiffer, maquiller et essayer les vêtements. Mais lorsque l’on vit sa passion, tout ceci ne compte pas et ce n’est que du bonheur.

Qu’est-ce qui vous passionne et que vous défendez dans la vie ?
Tout d’abord, défiler c’est ma passion. Au fil des années j’ai pris goût pour cette nouvelle aventure. Je voulais relever un défi et surtout montrer que l’élégance et la beauté n’ont pas de date de péremption. Je voulais également être à la hauteur pour entrer dans ce milieu de la mode féroce et intransigeant, car avec l’âge vous n’intéressez plus grand monde. Alors imaginez à plus de 60 ans… Mais les mentalités évoluent et les « séniors » ont maintenant leur place. Les créateurs ont bien compris que les femmes de mon âge ne se reconnaissent pas toujours dans les tenues portées par des jeunes filles, même si celles-ci incarnent la jeunesse et la beauté. Elles veulent s’identifier aux mannequins qui assument leur âge.

Quels sont vos envies pour l’avenir ?
A part cette année 2020 un peu spéciale en raison du virus, j’enchaîne maintenant plus de 20 défilés par an et j’espère pouvoir vivre ma passion encore longtemps.  J’adore porter les robes de « princesse » de la créatrice du Comité Miss France, Isabelle DUPERE et les bijoux d’exception de Dilip JINDAL Fashion Jewelry Designer pour lequel je gère aussi 20 à 30 mannequins lors de ses défilés.

Quelle est votre devise ?
Ma devise pourrait être la suivante car elle me convient parfaitement :
«FAIS DE TA VIE UN REVE ET QUE TON REVE DEVIENNE REALITE»

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