mardi 6 décembre 2022

Kika Soul Art

On se pose. On va inspirer et expirer. On va fermer les yeux et se concentrer sur les événements positifs qui se sont succédés. On visualise un tableau. Un pinceau. Nous y voilà. Maintenant contemplons ensemble cette nouvelle toile signée Kika B.

Une artiste dans l’âme !

On dit souvent que pour se retrouver, la nature est le meilleur endroit. C’est ce que pense Malika. Elle affectionne les émotions qu’elle retire par contemplation, un paysage, un sourire, un regard, l’essence même qu’elle perçoit, qu’elle sent, qui la touche, qui l’inspire et nourrit son univers d’artiste, « ce que je ressens intuitivement, voilà qui je suis au fond. »

Optimiste par nature, elle voit dans toute chose le meilleur « et je vais bien ! ».  Et puis décemment vue la souffrance dans le monde, elle dit ne pas avoir le droit de se plaindre.

Bien que née à Tourcoing, dans le nord de la France, en périphérie de Lille, elle trouve ses origines à Boussaâda. Une petite oasis saharienne, dans le sud d’Alger en Afrique du nord, Boussaâda est plus connu sous le nom de « Cité du bonheur et du soleil ». Ses parents en sont natifs. Le respect, le partage, la nature ; c’est l’héritage reçu par Malika. Pour être l’actrice de sa vie, elle a d’abord été spectatrice. Mais pas une spectatrice passive.

« J’ai été entourée par mes grand parents que j’ai observés, beaucoup observés, artistes dans la calligraphie, le chant, la poésie…. Ils ont été mes premières inspirations, dans la manière de respecter la nature, la manière d’en parler, d’en être reconnaissants quotidiennement, et puis les émotions que j’arrive à capter, ce sont les leurs, que j’ai ressentie pour la première fois, l’amour qu’ils se donnent, qu’ils se partagent, parfois sans dire un mot »

Malika voue une véritable passion au dessin, à la musique, au chant et à la peinture. Cette dernière est aujourd’hui son plus grand « amour », « peut-on parler de passion, je ne ressens pas cela, mais plutôt comme une continuité de moi, ma bulle, où je me ressource. »

Destin d’art

Incroyable, mais plus jeune, Malika était gymnaste. Elle en avait la certitude « je pensais que c’était cela mon métier » à 12 ans ! On lui parle de carrière, de haut niveau, d’équipe de France « on a plus vraiment la tête à se projeter ailleurs que dans le milieu sportif ». 12 années de sports études plus tard, elle est admise aux beaux-arts de Lille.

Son professeur de dessin l’inscrit à son insu au concours d’admission. Un portrait de Charlie Chaplin à l’encre de Chine subjugue le jury. Elle lui avait fait un regard de « charlot », un regard à la Joconde, qui vous suit bien que vous vous déplaciez. Le talent est inné et ça se voit. Elle ne se mêle pourtant pas au courant d’artistes de ces deux années d’études de l’art.

Commerce, Droit, Communication, référente national de la relation client en formation professionnelle pour le ministère de l’Emploi en tant qu’Ingénieure Formatrice Expert Conseil, en Formation Professionnelle pour Adultes ont ponctué sa carrière autour de l’humain et la transmission dans la bienveillance.

Malika se dit fière de son parcours pour être restée fidèle aux valeurs qu’elle défend. Toutes ces émotions, ces partages, ces accompagnements de pan de vies, contribuent énormément à sa vie d’artiste, sa peinture est riche d’émotions qu’elle ressent, de lumières qu’elle reçoit.

« Je sais qu’au fond de moi j’aspirai à un métier humain avant tout. Pour mon art, le constat est positif, je grandis dans mes émotions, je transmets …et aujourd’hui je sais que le plaisir que je prends grandira encore …c’est ça qui est magique »

Vous voulez connaître son secret ? Et bien Malika puise dans ses proches toute son énergie. Très attachée aux gens qu’elle aime, elle craint plus que tout de les perdre. Elle craint cette absence physique où il ne serait plus possible de les voir encore sourire. La peur du manque ; Alors elle laisse vagabonder son esprit. Mode contemplation, émotion, l’art est…là où les mots se font témoins. Parfois elle use des couleurs d’autrefois, de cette déclinaison ocrée en clin d’œil à ceux d’avant le 21e siècle, les créatifs originels.

« Il n’y a pas vraiment d’explication, ou de hasard… des échanges, de belles rencontres, et puis je n’ai jamais été plus inspirée, depuis mon installation en Polynésie. »

Un dernier partage ?

Artiste dans l’âme depuis l’enfance, puis une carrière tournée vers les autres, Malika tend depuis quelques années vers son art, sa passion, son expression, son partage à travers la peinture. C’est un échange inconscient et intuitif entre la toile, la couleur, la matière, ses outils et elle. Elle se trouve alors en communication avec chacun des éléments qui font son univers d’artiste, et les laisse prendre leur place.

« J’essaye de créer une certaine harmonie visuelle qui correspond à l’émotion que je ressens au moment où je peins, en questionnant ma toile, elle me répond très souvent. »

Malika analyse sa peinture à chaque étape, elle a besoin de se détacher de sa toile, de couper le lien qui la lie à elle, un cours instant, la contempler du « dehors » et puis elle laisser à nouveau l’envelopper de sa présence…une fois que le geste est fini, il y a comme une énergie libérée, qui hurle en silence « je sais qui tu es » et une tristesse parfois de devoir lui dire « je n’ai plus rien à te dire puisque quelqu’un t’attend et verra en toi infiniment tout ce que tu auras à lui dire ! Et tu verras tu me retrouveras dans ses yeux. »

Que dirait la grande Kika à la petite Kika ? « Ton âme d’enfant contemplatrice, deviendra une âme d’artiste, continue à contempler, t’émerveiller, un jour tu pourras parler et murmurer les couleurs sur tes toiles, ne lâche rien, prend du plaisir avant tout pour toi …puis partage…partage tes émotions. Et si j’ai un conseil aux artistes en devenir : Ecouter vos émotions, écouter les émotions que la terre vous donne, les émotions des êtres, laisser parler vos gestes dans vos œuvres. »

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